Et demain, ailleurs...

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dimanche 29 mars 2009

Hutong au 8ieme mois

          

mardi 10 février 2009

Fêtes des lanternes… des lanternes GEANTES

La fête des lanternes marque la fin des festivités chinoises autour du nouvel an lunaire. Elle arrive 15 jours après le 1er de l’an lunaire. La fête des lanternes vient du bouddhisme et est très largement célébrée dans toute la Chine. Anciennement, les moines avaient coutume le 15 du premier mois lunaire de regarder les reliques de bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies. Cette coutume est reprise par les empereurs sous la dynastie des Hans qui ont ordonné d'allumer des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter leurs respects aux génies.

Ce rite bouddhique est devenu progressivement une des fêtes les plus populaires de Chine.

Aujourd'hui encore, lors de la fête des lanternes, toutes les régions organisent une exposition de lanternes. Dans certaines villes comme Pékin cette fête se combine avec le dernier jour de d’autorisation de feux d’artifice. Ce soir là, le gouvernement organise de tels feux mais surtout, particuliers ou organisations chinoises s’en donnent à cœur joie et font exploser leurs derniers crackers avant la fin de l’autorisation.

Dans cette nuit de la première pleine lune, Pékin est comme sous les bombes... Ça craque de partout. A la fin de la nuit, on retrouve 10 centimètres de résidus de pétards dans les rues. (Petite parenthèse ces résidus font la joie des recycleurs de papiers qui déambulent pour les récupérer, la ville est impeccable dès le lendemain matin). A la différence de nos pays ces feux sont anarchiques et chacun s’éclate comme il veut.

Cette année les événements ont mal tournés, tôt ou tard c’était à prévoir ! La CCTV, c'est-à-dire les 50 chaînes publiques disponibles aux chinois, décide d’organiser à proximité de sa superbe tour mégalomane (ci-dessous en photo à coté de la tour en feu) un feu d’artifice à son échelle. Evidemment, à la chinoise, la sécurité est négligée, seul l’arrogance et la grandeur comptent. Pas de fumée sans feu, la tour d'un futur palace 5 étoiles en cours de construction et ses alentours brûlent, les flammes atteignent 80m au dessus de la tour, et la fumée 140m.

Marre de cette négligence au prix la grandeur et dans l’oublie d’une civilisation jadis si riche.

Au fait, on nous annonce qu'une victime, un pompier, vous y croyez ?

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Info ou Intox? A moins que se soit les proriètaires de ce complexe luxueux, qui marqués par la crise économique et la peur de voir le nième palace de Pékin sans client, aient profité de l'occasion pour faire un feu d'artifice géant au frais de l'assureur.

samedi 17 janvier 2009

Ski à ShiJingLong pour le ¼ de siècle de Fefe

The Birthday Boy "Minnie" et son amoureuse "Rudolf the red-nosed reindeer"


 

 


 


Ces potes surfeurs:
  

qui n'arrivent pas à la chevillle des gamelleurs:

    

encore moins des alcooliques:

oups, vous savez bien qu'il est interdit de boire sur les pistes en Chine! C'était pourtant écrit sur le panneau!

Et les autres presque net...:

              

Pour toutes celles qui se posent la question, il n'y a vraiment aucun problème pour skier enceinte, à 5-6 mois de grossesse.

jeudi 18 décembre 2008

30 ans d’Ouverture à la chinoise…

Cette semaine la Chine fête le trentième anniversaire de son ouverture. Petit retour arrière sur ces 30 années.

 

Du 18 décembre au 22 décembre 1978, Deng Xiaoping entame les réformes économiques. Après la révolution culturelle, le pays s’engage dans la révolution politico socio-économique bien avant la perestroïka et glasnost gorbatchévienne. Deng Xiaoping lance la politique de réforme via les Quatre Modernisations (l'agriculture, l’industrie, la défense et la technique), et décide d’accélérer le développement économique et l’ouverture de la Chine au monde extérieur (il établit des relations diplomatiques avec les Etats-Unis).

Mais aucune amorce, aucun signe de démocratisation. Quelques années plus tard, le printemps de Pékin réclame la cinquième modernisation : la démocratie.

 

Suite à de multiples controverses internationales, notamment lorsque le PCC écrase les révoltes de Tienanmen dans le sang en 1989, les révoltes ouvrières, la mort du panchen-lama et les émeutes à Lhassa, Deng Xiaoping se retire de la scène politique internationale.

Pourtant un an après, en octobre 1990, McDonald ouvre son premier fast-food en Chine, et la Bourse Shanghaienne réouvre ses portes après 40 ans de fermeture.

 

En 1992, Deng Xiaoping souhaite accélérer le mouvement de l’ouverture au prix de contorsions idéologiques, il apprend aux Chinois qu'il est "glorieux de s'enrichir" et qu'ils pourront le faire grâce à "l'économie socialiste de marché". Il refait campagne sur le  socialisme de marché dans le sud du pays et renforce les zones économiques spéciales de Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen ouvertes en 1980.

Pour faire fonctionner son marché, la Chine preferera le contrôle à la transparence qui est l'un des principes fondamentaux des marchés.

 

En 1999 la Chine s’accorde avec les Etats-Unis sur son entrée à l’OMC. Elle l'intègre en  décembre 2001 après quelques années de négociation pendant lesquelles de nombreuses promesses seront faites...

La Chine ouvre fièrement ses frontières pour faire rentrer les capitaux extérieurs qui affluent en masse. En revanche tous se passe sous l’œil bien vigilent des autorités chinoises, au compte-goutte. Le marché bancaire des individus en est la preuve. On s’installe et on opère selon le bon vouloir de la dictature, très loin des principes de libre concurrence de l’OMC.

 

 Au XVIe Congrès du PCC, dirigé par Hu Jintao en 2002, est adoptée la théorie de la triple représentativité (la production économique, le développement de la culture et le consensus politique) qui officialise l’ouverture du PCC aux entrepreneurs.

Et permet par la même occasion de renforcer le fossé grandissant entre les riches et les pauvres.

 

En 2008, l’ouverture touche a son paroxysme : les JO sont célébrés a Pékin.

La liberté d’expression est toujours sous contrôle, et le comble, les journalistes internationaux à Pékin lors des JOs acceptent d’accéder aux sites du net contrôlés par les autorités via des proxy.

 

Au final, les chinois et le reste du monde subissent l’ouverture à la chinoise….