Et demain, ailleurs...

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vendredi 2 avril 2010

Chant d’un frère: Pune

Mon arrivée à Pune a été parfaite! Mon petit frère m’attendait à l’aéroport de Pune avec sa vespa de marque locale, une vraie imitation vespa mais c’est une marque indienne. Après une bonne bière locale (et oui ici on peut boire, à Bénarès c’était difficile voir impossible) et un bon petit repas dans un italien tenu par des indiens, nous décidons de rentrer dans le nouvel appart de Laszlo.  En chemin, nous rencontrons ses copains sur leur vespa eux aussi, ils se dirigent dans un bidonville pour une petite soirée… incroyable… je laisse imaginer et je n’en dirai pas plus! La chèvre dormait avec nos hôtes sous de la tôle dans une pièce de … 5m2!

Laszlo me montre son appart, pas mal, dans un coin très sympa et hyper familial. Par contre avec mon petit frère adoré je crois que nous avons une vision très différente de l’eau chaude courante. Dixit Laszlo : « ouioui ya l’eau chaude courante bien sure, il faut demander à la voisine-proprio un seau d’eau chaude et voilà ! ». Le lendemain matin j’ai donc eu l’expérience d’un seau d’eau en guise d’eau chaude courante et d’un baquet en guise de pommeau de douche. J’adore !


Dans la journée, après avoir bien glandouillés comme il le faut, nous allons prendre un Massala Tea chez la voisine-proprio, ils sont tellement accueillants, je me sentais comme à Athènes toujours invitée chez les uns les autres.

Ensuite on monte sur la vespa et nous somme parti pour une petite visite de la région autour de Pune. Pune et le Maharastra n’ont vraiment rien à voir avec le reste de l’Inde. Ici il y a une vraie classe moyenne et les gens sont clairement plus aises. Laszlo m’emmène sur les hauteurs dans un endroit presque désertique.

Le soir, petite soirée en ville, Laszlo en tant que typique français a l’étranger ;-) rencontrent plein de français qu’il connait !

L’autoroute de Pune à DSK (le campus de Laszlo) est sacrement tendu…

jeudi 1 avril 2010

Chant Spirituel : de Bénarès à Khajurâho

Le voyage vers Bénarès. Fière de nous, nous avions trouvez des places de train a environ 5-6 euros chacune pour notre trajet de nuit jusqu'à Bénarès. Nous n’aurions pas du crier victoire aussi vite… dans le train il n’y a pas de couverture, une porte ouverte pratiquement tout le trajet et des grillages pour nous séparer de nos voisins ronfleurs. Mémorable trajet ! Elodie a du plus souffrir que moi dans son sac à viande et avec tout les vêtements de notre sac sur elle… par chance je venais d’acheter un couvre lit.

Le voyage vers les crémations. D’abord nous commençons notre périple à Bénarès par une grosse galère pour trouver un hôtel : environ 35 gars ont essayé de nous accoster et une 15aine ont essayé de nous arnaquer. Nous réussissons finalement à trouver un hôtel avec notre terrasse presque privée et surtout une vue imprenable sur l’activité incessante du Gange. Ensuite direction découverte des Ghats, nous marchons et marchons encore sur le Ghats, quel plaisir et surtout quel étonnement de voir tous ces gens vénérer, vivre, se baigner, boire, jouer, laver dans le fleuve. (Petite parenthèse: nos habits y sont passés, nous les avons donné à laver à l’hôtel et à leur retour l’odeur ne nous a donné aucun doute : ils nous les ont lavés dans le Gange).

Nous continuons notre marche, et sans le savoir nous arrivons à un endroit plein d’activité, étonnées nous prenons une photo ! Qu’avons-nous fait, sacrilège aux dieux, en tous les cas ca nous a valut de belles insultes « fucking women », un accrochage violent envers Elodie, et on a faillit finir à la police ! Mais comme nous avons donné de l’argent à Surya, nous avons été sauvées. Bref que d’émotion pour notre première journée à Bénarès ! Et ce n’est pas finit : les crémations, la pesé du bois, les visites des temples interdit aux non hindis, les rats, les vaches mortes dans l’eau, les chiens errants affamés, le yoga sur notre terrasse vue sur le Gange mais surtout la cérémonie du coucher du soleil face au soleil qui fuit, et celle du lever. Les bruits et les odeurs resteront gravées aussi longtemps que les images.

Le voyage des positions. Les temples de Khajurâho, fief du Kama Sutra, ont été crée pour enseigner les jeunes hommes. Et quel enseignement complet ! Les religions monothéistes pourraient prendre exemple d’une telle liberté sexuelle. Nos cultures ont du zappé un des fondements de l’apprentissage. J’ai appris ;-)

mercredi 31 mars 2010

L'album de Benares

   

samedi 6 mars 2010

Chant de Taj: du Taj Amber au Taj Mahal

Un peu d’écologie (au milieu des poubelles) : Le Taj Amber est constitué de deux parties, la haute et la basse pour accueillir les Maharadja à deux saisons différentes. Le haut est lumineux mais ventée, le bas est sombre mais abrité. A l’inverse d’une construction européenne, le haut est habité pendant l’été pour bénéficier du vent, et le bas est habité l’hiver pour garder la chaleur.  La partie basse est ornée de petit éclat de miroir pour qu’une petite flamme de bougie rende la pièce cent mille fois plus chaleureuse.

Question eau : la disposition des jardins pour l’arrosage, des hammams pour les bains est étudiée minutieusement pour que l’eau dans cet état désertique ne soit pas gaspillée. Le palace d’Amber  avec ses mosaïques, ses jardins, les appartements des Ranis m’a rappelé l’Alhambra, pourtant une culture si éloigné…


Le Taj flottant est en rénovation et ne peut pas être visité pour le moment… J’aurais bien aim
é voir les trois étages sous le niveau du lac. Voir l'album

Le Taj Mahal fut construit par un Maharajah (dont je ne me souviens plus du nom et si je l’écris seuls les passionnes s’en souviendront)  au XVIIième  siècle pour sa 2ième femme dont il était fou amoureux et qui mourut en donnant naissance a leur 14ième enfant.  L’histoire nous dit que le Maharadja voulait construire une structure identique mais en noire sur l’autre rive pour l’accueillir après sa mort.


                                                              Vue d'une barque au moment du coucher de soleil


                     Sur le parvis du Taj : les femmes restent toujours vêtues d'habits colorés

Chant de capital