La crise des bulbes des tulipes

La spéculation de la crise

En Hollande de 1634 à1637, une grande vague de spéculation fît accroître les prix des bulbes des tulipes à un prix inconcevable. Les tulipes, originaires de la Méditerranée orientale venaient d’être introduites en Europe de l’Ouest, elles étaient, à cette époque, commercialisées à travers l’Europe, et les monarques les prisaient comme un signe de leur statut. Les fournisseurs s’échangeaient les bulbes à Amsterdam (grand centre économique de cette époque) et les différentes variétés et qualités de tulipes étaient produites par des sélections et des modifications des variantes originelles; ainsi des variétés exotiques et exceptionnelles ont été découvertes et ont soutenu la joie des spéculateurs. La frénésie des tulipes débuta réellement en septembre 1636, après le printemps lorsque les variétés exotiques avaient pu être examinées, le prix des bulbes des tulipes excéda à un tel point leur valeur réelle que l’enthousiasme s’essouffla et les prix tombèrent dramatiquement.

Une période de stabilité intense avant la crise

Cette excitation pour les bulbes de tulipe se déroula dans un climat de stabilité importante en Hollande : la conjoncture économique s’est améliorée au cours des années 1630, elle était en pleine expansion après la récession des années de 1620. En effet, la valeur des actions à la chambre d’Amsterdam de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales doubla durant les années, on observa une flambée des prix des logements au milieu des années 1630 ; et des investissements de grande ampleur furent réalisés dans les projets de drainage et de canaux à travers tout le pays, plusieurs villes bénéficièrent de grands projets d’infrastructure afin de rendre le voyage des marchands plus fiable et plus efficace. L’économie hollandaise progressait à vive allure, amplifiant ainsi la crise des bulbes des tulipes, ce qui ne permit pas aux spéculateurs d’envisager un retournement de situation.

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Mes amis les économistes, aucune crise, telle que nous la vivons aujourd’hui n’a durée qu’une année, comment ose t-on nous dire que l’économie financière reprendra en 2010…