Cette semaine la Chine fête le trentième anniversaire de son ouverture. Petit retour arrière sur ces 30 années.

 

Du 18 décembre au 22 décembre 1978, Deng Xiaoping entame les réformes économiques. Après la révolution culturelle, le pays s’engage dans la révolution politico socio-économique bien avant la perestroïka et glasnost gorbatchévienne. Deng Xiaoping lance la politique de réforme via les Quatre Modernisations (l'agriculture, l’industrie, la défense et la technique), et décide d’accélérer le développement économique et l’ouverture de la Chine au monde extérieur (il établit des relations diplomatiques avec les Etats-Unis).

Mais aucune amorce, aucun signe de démocratisation. Quelques années plus tard, le printemps de Pékin réclame la cinquième modernisation : la démocratie.

 

Suite à de multiples controverses internationales, notamment lorsque le PCC écrase les révoltes de Tienanmen dans le sang en 1989, les révoltes ouvrières, la mort du panchen-lama et les émeutes à Lhassa, Deng Xiaoping se retire de la scène politique internationale.

Pourtant un an après, en octobre 1990, McDonald ouvre son premier fast-food en Chine, et la Bourse Shanghaienne réouvre ses portes après 40 ans de fermeture.

 

En 1992, Deng Xiaoping souhaite accélérer le mouvement de l’ouverture au prix de contorsions idéologiques, il apprend aux Chinois qu'il est "glorieux de s'enrichir" et qu'ils pourront le faire grâce à "l'économie socialiste de marché". Il refait campagne sur le  socialisme de marché dans le sud du pays et renforce les zones économiques spéciales de Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen ouvertes en 1980.

Pour faire fonctionner son marché, la Chine preferera le contrôle à la transparence qui est l'un des principes fondamentaux des marchés.

 

En 1999 la Chine s’accorde avec les Etats-Unis sur son entrée à l’OMC. Elle l'intègre en  décembre 2001 après quelques années de négociation pendant lesquelles de nombreuses promesses seront faites...

La Chine ouvre fièrement ses frontières pour faire rentrer les capitaux extérieurs qui affluent en masse. En revanche tous se passe sous l’œil bien vigilent des autorités chinoises, au compte-goutte. Le marché bancaire des individus en est la preuve. On s’installe et on opère selon le bon vouloir de la dictature, très loin des principes de libre concurrence de l’OMC.

 

 Au XVIe Congrès du PCC, dirigé par Hu Jintao en 2002, est adoptée la théorie de la triple représentativité (la production économique, le développement de la culture et le consensus politique) qui officialise l’ouverture du PCC aux entrepreneurs.

Et permet par la même occasion de renforcer le fossé grandissant entre les riches et les pauvres.

 

En 2008, l’ouverture touche a son paroxysme : les JO sont célébrés a Pékin.

La liberté d’expression est toujours sous contrôle, et le comble, les journalistes internationaux à Pékin lors des JOs acceptent d’accéder aux sites du net contrôlés par les autorités via des proxy.

 

Au final, les chinois et le reste du monde subissent l’ouverture à la chinoise….